mercredi 2 octobre 2013

Des bouts de tas

En contrebas*
de la voie de chemin de fer,
un mobil-home,
des poules et des lapins,
la vie des rempailleurs,
la passagère du train
au masque blanc de japonaise
aux orteils si croquants,
n'y jette qu'un regard distrait,
l'esprit tendu vers la prochaine capitale,
ses longs doigts dépliant
une carte du monde.

                                     Christophe Jubien - tas de mots n°13  (*poème publié dans la revue sans ce vers indispensable à la compréhension de l'ensemble - mille excuses à notre auteur !)




Puisque rien jamais n'est accompli
- plutôt interrompu -
qu'aucune preuve n'est établie, jamais,
que les traces même disparaissent à la fin,
puisqu'au soir venu
un voile obscurcit le chemin,
puisque le présent se ligue, le passé se fissure
- vaisselle fêlée, pages cornées, vieilles serrures -
quel sursaut d'avenir te pousse encore
à démêler les fils de l'intrigue ?


Jacques Rolland - même tas



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