lundi 2 décembre 2013

Tas de mots n°14

Moins monotone, l'automne, avec les Tas !



                                   Photo de couverture : Vincent Motard-Avargues



Edito

                                    La poésie
           


Dans  la période actuelle de mouvance économique et politique mondiale, le développement de la communication numérique  favorise la langue de bois pour défendre des intérêts économiques et politiques, et la langue de charme pour les intérêts commerciaux.

Ces mots-là sont formatés  pour informer,  influencer, occulter, camoufler, tromper, ceux et celles qui les reçoivent dans le but et la recherche d'un profit toujours plus grand.

La répétition de slogans permet de conditionner les besoins et les rêves des consommateurs.

Il en va tout autrement de la poésie sous toutes ses formes et sujets, la poésie est universelle, elle  n'a pas de frontières.

La poésie pour moi, au temps des S.M.S, est une écriture de l'inutile, elle ne cherche pas de profit, elle échappe à la rationalité, elle cherche à exprimer des sentiments, des émotions, des idées, des visions, à embellir la réalité avec la musicalité des mots et des rythmes.

La poésie interpelle notre sensibilité, notre imaginaire, c'est une force d'insurrection pour dépasser  nos vies étroites, agrandir les possibles, enflammer et transfigurer la réalité.

La poésie cherche à élever l'esprit vers la beauté, l'harmonie des sons, des formes  et des images que la nature nous offre, c’est un chant de l’âme.

La poésie demande un travail intérieur pour aller chercher des ressentis, les intuitions, une inspiration, les interprétations.

C'est aussi un gros travail pour choisir les mots, leur puissance évocatrice, les enchaînements qui créent une musique de la phrase et une esthétique.

La poésie est le meilleur remède aux inquiétudes  que suscitent les bouleversements  économiques et sociaux mondiaux, elle explore et révèle ce qui est beau en nous et dans l’univers. La poésie est une écriture du cœur, pas du portefeuille.



                                                    Henri Ouvrard le 12 septembre 2013