dimanche 21 décembre 2014

Les Tas de mots n°16 : on en parle ! (bis)

Une autre petite note de lecture à propos du n°16 des Tas. Cette fois-ci, elle est signée Jacques Morin, alias Jacmo, et figure dans la rubrique Repérage sur le site de la revue Décharge :



mercredi 17 décembre 2014

Les Tas de mots dans la presse locale




                                                        (un clic sur l'image pour agrandir)

Journal La Renaissance- Le Bessin du mardi 16 décembre 2014 - article de Patrice Bossé

samedi 13 décembre 2014

Les Tas de mots n°16 : on en parle !

Dans le 22 ème n° de la revue Paysages écrits (que je vous invite vivement à parcourir), le poète Samuel Dudouit consacre une petite note de lecture aux Tas. La voici :


                                      un clic sur l'image et c'est plus net !

mercredi 3 décembre 2014

samedi 4 octobre 2014

Salon du livre "Pages Normandes"

Les  Tas de mots participeront à la cinquième édition du salon du livre "Pages Normandes" qui se déroulera le samedi 11 octobre à Giberville







Venez nombreux, nombreuses, nous y retrouver !







vendredi 26 septembre 2014

Des bouts de Tas

Extrait du cadastre

Ma propriété privée n’a d’abord été qu’un bien mince territoire, dont les limites n’excédaient pas celles de mon ombre portée au sol en plein midi. Si je me suis étendu depuis par cercles concentriques jusqu'à la circonférence de la terre, puis, franchissant cette ligne, jusqu'à la surface entière du globe, cet empire ne représente rien dans l’univers infini, et je vais maintenant passer à la phase 2, plus ambitieuse, de mon projet – dont je reviendrai vous parler dans quelques milliers d’années.

                                                                       Jean-Jacques NuelTas de mots n°16



Vieillir, c'est ce qui arrive aux vivants


Elle dit que vieillir c’est moche
que les vieux sont moches
qu’elle voudrait mourir jeune
elle parle d’accident
sans y penser vraiment
j'aimerais lui expliquer
que les plis autour des yeux
sont la cartographie de nos sourires
mais est-ce qu'elle comprendrait ?


                                                                     Marlène Tissot - même Tas



L’affreux Jojo



                 Canons sifflés.
                 Canon scié
                 de son fusil de chasse.

Ce jour-là,
il y partit déterminé,
le foyer devenu
giboyeux
dans sa cervelle
d’affreux Jojo[1].

Ce jour-là
du mois de novembre
de mes huit ans,
la meute folle
qui bouillait derrière ses yeux
exorbités
parvint à fondre
sur l’une des proies
qui tentait de fuir :

                 un trou
                 dans le dos
                 de la femme
                 avant celui
                 dans sa chienne
                 de boîte.

                                                     Morgan Riet - Tas de mots n°15


[1] Surnom que l’on donnait au compagnon de ma grand-mère maternelle.





J'ai un petit-fils
Quelque part dans le monde
Je ne sais où
Il vit bien loin de moi
Il ne sait rien de moi

Je l'aime tant et pourtant
Si nous nous rencontrions
Il ne me reconnaîtrait pas
Je ne le reconnaîtrais pas
Je lui envoie des jouets
Des cartes des poèmes
Et ces sourires
Qui cachent les larmes
Il ne les reçoit pas... peut-être
Ne me répondra jamais... peut-être
Et un jour
Tout doucement
Le papy inconnu
S'effacera comme une photo vieillie
Que jamais
Le petit Robinson n'aura tenue entre ses bras câlins

Extrait de « Poèmes pour Robinson » à paraître chez Soc et foc en 2015


                    Guy Allix - même Tas



lundi 22 septembre 2014

A propos de quelques mauteurs du n°16

Nikola Akileus


Développeur de poèmes et autres textes courts depuis de nombreuses années (livres collectifs, revues, blogs, et un premier livre à paraître prochainement aux éditions Vermifuge), Nikola Akileus est l’instigateur d’Invidation, historiquement série de blogs collaboratifs de création artistique et actuellement label de musiques expérimentales. Il est également éditeur (Caméras Animales), scénariste de science-fiction (_/FORME\_ ) et musicien (Ichtyor Tides).

Son site web, ici


Etienne de L'Abbaye


n'a jamais publié. Il a de grosses mains pleines de cambouis, et avec elles, il aime s'appliquer à saisir cette chose fragile qu'est un mot, et qu'il sait qu'il n'attrapera jamais. Son blog "Le Périmètre des carburatrices" : est un garage en bord de route. Il est né en 2011.


Majead At-Mahel


a débuté dans le rap dans les années 90. Féru de littérature, il s'investit aussi dans l'écriture poétique et de nouvelles. En 2004, il publie ses premiers textes dans une revue littéraire Nantaise (Sol'Air Edition). 2005, il part s'installer en Guadeloupe.

En 2008, paraît aux éditions Ouaknine, son premier recueil de poésie et de textes courts, intitulé "Echecs & Vivre!". La même année, il devient lauréat d'un concours organisé par SFR Text Jeunes Talents en partenariat avec le Marathon des mots. En parallèle, il réalise son premier  projet Slam, un maxi 3 titres, inspiré de son recueil, en collaboration avec Blue Bird et Circus Marcus.

En 2009, il est responsable de la rubrique littéraire du Mika déchaîné (Mensuel guadeloupéen de libre opinion et d'analyse critique) et intervient une fois par semaine  sur la chaîne Canal 10 (TV locale Guadeloupe) autour de débats culturels et sociétaux. 2010, il fait une première partie collective du concert de Grand Corps Malade en Guadeloupe.

Quand il n'écrit pas, Majead anime des ateliers d'écriture (slam, prose, poésie) dans les écoles et auprès des particuliers. En 2011, sort son premier Album "Dégâts & D'EGO", une autoproduction réalisée par Oten du 6TMD. 2012, il est parrain de l'opération "1 Ti'son pour la route", concours de création artistique en faveur de la sécurité routière en Guadeloupe.


Lauréat du concours musical « En français dans le texte », sur le thème de la contestation, organisé par Noomiz et Discograph, un label indépendant.


En lice pour la finale Printemps 2013 des Prix de la short Littérature, organisé par "shortEdition"



Pauline Catherinot 


est auteur. Elle a publié trois ouvrages entre 1997 et 2003 :Rêve, Vertiges et Suprême Foliz. Elle cherche, dans l’écriture, une rythmique dissonante. Le mot est découpé ou aphone. Le verbe devient alors une voix, une voix crachée.  Mot qui colle à la peau et aux crocs. En trouver les frontières. Les marges. Les infinis. En mouvement. Corrompre le sens et dans la bouche-pleine : avaler les silences. Le V.E.R.B.E comme réservoir de la pensée et du vide. Un avenir absorbé et… dans les vitrines, ce chat dort entre Heidsieck et Chopin….  Expérimentation(s)… des noirs et du blanc… Des accrocs ou accords pour se laisser aller à d’autres gammes. Vers. Des trajectoires tissées sur un fil étoilé – entre le rêve et la réalité – Lecture-spectacle, Théâtre, Musique et Corporéité du mot s’entremêlent, se croisent… Une douceur presque innocente. 

Son blog,  ici

Bibliographie:

2014: Papier-Carbone (Gros Textes); 36 choses à faire avant de mourir (éd.Pré#Carré); Anthologie Voix Vives (éd. Bruno Doucey)



Laurent Deheppe



Poète, nouvelliste et photographe, né en 1960 en Haute-Loire.
Actuellement, vit et travaille en Haute-Savoie.
Publications dans les revues Décharge, Arpa, Comme en poésie, Paysages écrits.
Les carottes fraîches, Polder Décharge/Gros Textes

Son blog, ici



Gérard Leyzieux

Né en 1953 à Rochefort sur mer, il a publié dans des revues en France, au Canada et en Roumanie ainsi que dans des revues électroniques dont « Paysages écrits ». Par ailleurs, il collabore régulièrement aux sites : www.le-capital-des-mots.fr et www.refletsdutemps.fr.

Claire Larquemain


Née en 1982 à Cherbourg, elle écrit depuis le lycée mais ne partage ses écrits que depuis trois ans. Le déclic ? Les ateliers d'écriture de Saint-Lô auxquels elle participe activement et qui lui donne l'envie de partager ses textes (toujours de courts écrits : des poèmes et des nouvelles). Elle décide alors de créer un blog littéraire sur lequel elle publie un texte par semaine : Blonde thinking on sundays ou le blog d’une blonde qui pense, mais uniquement le dimanche. Elle y développe son style, réaliste, efficace, poétique et parfois drôle. Active sur le site d'écrivains amateurs Welovewords, elle remporte en 2013 et 2014 quelques concours avec des choniques. Aujourd'hui, Les Tas de Mots lui dédient quelques pages dans le livre Elles écrivent...Elles vivent ici en Normandie et lui offrent la possibilité de publier dans la revue littéraire. Un petit recueil amateur Petits textes pour grands lecteurs pressés est disponible en ligne et deux manuscrits sont actuellement en cours de préparation.


Ana Minski



Née en 1972, Ana Arte prend le pseudonyme de Minski en 2000 en hommage à l'ogre du Marquis de Sade. Elle peint, écrit de la poésie, des nouvelles, de la prose et participe à des recherches archéologiques. Elle a publié quelques nouvelles chez "Les Artistes Fous Associés" et "La Gazette de la Lucarne", trois poèmes sur le site "Le Capitaldes mots" et quelques illustrations chez "Les Artistes Fous Associés" et la revue "Hebdo-Décapage".

Son blog, ici




Philippe Païni


est né en 1974. Il vit et travaille à Marseille. Il a publié des poèmes dans les revues Sezim, Poésie/Première et Contre-allées ainsi que dans les revues en ligne Terre à Ciel, Les Etats-Civils, Tapages, Recours au poème, Gelée rouge et 17 secondes. Un livre de poèmes, La somme du feu, a paru en 2007 aux Editions de L’Atelier du Grand. Il a participé au recueil collectif franco-suisse Creuser les voix aux éditions Samizdat. En 2012, ont paru Les visages s’effacent aux éditions Potentille et Architecture de l’orage, aux éditions Contre-allées, collection « Lampe de poche ».  
Il anime, avec Serge Martin et Laurent Mourey, la revue Résonance générale, cahiers pour la poétique, qui travaille ensemble écriture du poème et théorie.



Evelyne Vijaya



Jeune auteure née en 1986, Evelyne est passionnée d'écriture et de poésie depuis son enfance. Elle a déjà remporté plusieurs concours de nouvelles, et a publié un recueil de nouvelles aux Editions de l'Harmattan, et un roman. Diplômée d'un Master de Lettres à la Sorbonne, elle écrit sur les thèmes de la mélancolie, de l'écriture, et de la quête de soi.

Son blog est ici.





lundi 1 septembre 2014

Tas de mots n°16

Après la pluie... le beau Tas !


























                                           Photo de couverture : Morgan Riet 




Les tas c’est nous

Ne parlons plus des mots, ne leur faisons plus confiance, ils suivent leur petit bonhomme de chemin en quête d’une langue nouvelle, commune, dans tous les sens du terme.
Les mots du français trahissent notre mémoire. Qui se souvient encore de nos antiques onomatopées à l’heure des rugissements internautes : ainsi, « bling » n’évoque plus le cristal qui se brise mais, doublé, le bégaiement du luxe arriviste.
Et il en va ainsi au grand désespoir de nos puristes, nos gardiens et gardiennes attentifs du patrimoine, nos aigris des sons nouveaux, des mots rapportés, bref la très sélecte et confidentielle communauté des amoureux et contempteurs de la Pure Langue Française.
« Tout fout l’camp , mon bon môssieur ! », se désolait cette caricature de franchouillard dessinée dans mon magazine « Pilote ». Déjà, à l’époque, « Super Dupont » s’en allait réparer les offenses faites à la langue, à nos principes cocoriquesques.

Mais que sont nos mots devenus ?
Ils se tapissent dans l’ombre des angoisses et se jouent de la grammaire sous les couettes de nos amours interdites.
Nos mots s’étalent au rythme des émotions sens-dessus-dessous.
Il n’est qu’à lire les phrases de nos enfants : au rythme des ans le texto s’allonge, il explose ses acuités : « tu fais quoi, ce soir ? »

Ce soir je t’aime la vie, ce soir je me foote de l’orthodentiste qui m’a férraillé la langue. Je tatoue mes lignes de fuite et j’expérimente le non-sens.
Les grincheuses et grincheux du « Langage » ont-ils oublié que nous fûmes d’abord créoles avant d’être grammairiens ? Que notre langue « le François », avant de s’adouber sous le glaive de Villers-Côteret fut d’abord un magnifique espoir de folies verbales ?

Les aristos, par haine du peuple, ont fixé la langue dans leurs exceptions et nous avons dû, générations après générations, passer sous les fourches caudines de ce foutu participe passé qui s’accorde ou pas etc… Règle affligeante inventée par un « amoureux de la langue françoise », Clément Marot, par ailleurs si merveilleux poète, afin de plaire à cette ganache de François 1er. Cela devait lui rappeler l’Italie (eh oui, chers amis Transalpins il paraît que vous aussi vous avez une règle d’accord ou de désaccord).

La langue Françoise tout occupée à ces subtilités s’est coupée du peuple des enfants et, ce jour, ne voit toujours rien venir des grands mouvements de la vie.

Notre revue « Les tas de mots » se rit des subtilités langagières, et sans faute si possible, continue à marteler cette évidence : laissons la vie s’emparer  de la poésie.
L’état des mots ne nous fait pas peur.
Les tas c’est nous.

Alain Leylavergne

vendredi 22 août 2014

Salon d'Ouvre des Livres



Les Tas de mots participeront, 
le  samedi 20 septembre prochain 
au Salon d'Ouvre des Livres

Cet événement littéraire, organisé  l'écrivaine par Christelle Angano, réunira une quarantaine d'auteur(e)s qui viendront partager, sous le soleil normand (on l'espère ! ), leur passion des mots. 

On vous attend nombreux et nombreuses !

mercredi 30 juillet 2014

Du lu ailleurs IX

J'écris toujours dans les
marges
et puis,
je vois tous ces nuages
qui galopent
sur le flanc des montagnes
comme des taureaux enragés

je me dis qu'il faut que je plie ton absence
en huit, peut-être
plus
comme un bout de papier au fond de ma poche
ça passera peut-être plus vite
si je fais des jours
des confettis

                                    Sophie Nicol - revue 17 secondes n°5




Pleurniche du vide-grenier l'assidue :
Elle en a marre des bonhommes,
Ces impénitents thésauriseurs !
Ils veulent tous,
Bein ouiche !

Leur p'tit' maison,
Leur p'tit' auto,
Leur p'tit' famille
Et leur p'tit' femme,
Un' p'tit' vie playmobile,

Se poser.

Balançant ses affaires
Elle aspire aux :
Grands zhorizons,
Grands zimprévus,
Grand' zaventures,

De la gigantesque cavale,
Ah ouaip !
Echasses, mât de misaine, sommets,
Tout l'saint-frusquin,
Une vie grand-écran,

S'évader.

                               Armelle Leclerc - revue Verso n°157




Quelquefois
l'été
le silence
est si fort
le monde à l'extérieur
ne peut plus rien avancer
de ses idées reçues

                               Marc Gratas - revue Contre-Allés n°23-24




Le vent dans les peupliers. Le peuplier ne dit rien du vent ; le vent ne dit rien du peuplier. Ils font ensemble un bruit de vent dans les peupliers. Un bruit de mots les accompagne.

*

Je vis en eau profonde, je ne remonte même plus pour respirer, il a dû me pousser des ouïes.

*

"Seaux 6", c'est ce que je lis sur une borne kilométrique, j'en rigole, on est pas trop exigeant passé le centième kilomètre à vélo. Je pédale aussi tout sourire sur la D19 entre Morton et Saix.


                             Jean-Pierre Georges - revue Comme en poésie n°58









jeudi 10 juillet 2014

Continuons le combat !



Déjà 120 exemplaires vendus pour
"Elles écrivent... Elles vivent ici en Normandie"




Lancé le 17 mai dernier, à l'occasion de la 5ème édition du Festival du Livre de Caen, "Passage de Témoins", ce livre "Elles écrivent... Elles vivent ici en Normandie " est une anthologie regroupant des textes et portraits de femme. Nouskarabelle, son auteur, a voulu faire découvrir aux lecteurs 14 femmes normandes et leur amour des mots. "Ce livre veut partager avec vous cette part du bonheur d'écrire vécu par des femmes, ici en Normandie, où elles vivent. Pourquoi écrivent-elles, depuis quand ? A ces questions elles ont répondu. Leurs textes s'exposent au fil de ces pages, rythmées par leurs portraits." explique Nouskarabelle.

Des portraits de femmes aux horizons variés

Ces femmes vivent dans la région, à Bayeux, à Caen, à Saint-Lô, à Coutances... Certaines sont déjà publiées ou tiennent des blogs, d'autres participent à des projets, des ateliers. Elles sont comédiennes, journalistes, enseignantes, étudiantes, retraitées, plasticiennes... Elles se nomment : Marie Lemoine, Hélène Pin, Chantal Godé-Victor, Sanda Voïca, Dan Bouchery, Françoise Coulmin, Michèle Gersant, Christelle Angano, Monique Marie, Marie Bifarella, Janine Mesnilendrey, Claire Larquemain, Corinne Boboeuf et Amélie Tusseau. Elles expriment dans ce recueil leur rapport à l'écriture et leur façon de travailler.


Déjà plusieurs parutions Les Tas de Mots, dont une primée cette année

- La mer qui fut et autres nouvelles, Alain Leylavergne, juin 2011
- Novellavelo, Jean-Marie Cador, nouvelles drolatiques vélocyclopédiques, octobre 2011
- Le Roi du lard, Didier Malhaire, roman, janvier 2013, prix littéraire des lycéens de la ville de Caen 2014
- Les orangers fleurissent en hiver, Carlos Tronco,  poèmes en portugais et français, mai 2013
- Quelque chose, David Lemaresquier et Morgan Riet, photo-poésies, mai 2013
- Leurre du temps, roman, Alain Leylavergne, mai 2014
Hommage à Clara Matthews-Champton, déportée et disparue à Ravensbrück, Christelle Angano, juin 2014


Les Tas de Mots : la publication de livres et une revue d'expression poétique

"La revue est une terre d'accueil pour des textes en voyages. Nous y publions quatre fois par an des textes d'auteurs du monde entier", explique Alain Leylavergne, président de l'association. Celle-ci compte 200 adhérents et publie à travers sa revue ou ses ouvrages près de 150 auteurs.







mercredi 2 juillet 2014

Hommage à Clara Matthews-Champton - Christelle Angano


































13 euros* - 114 pages (ouvrage bilingue : français/anglais)



Préface (extrait) :



A une époque où nombre de généalogistes amateurs se lancent à la recherche de leurs ancêtres, la démarche de notre collègue Christelle Anjou, partie en quête de la mémoire de son arrière-grand-mère, pourrait sembler banale. Elle ne l’est pas.
En effet, Clara Chompton, n’était pas une femme ordinaire. [ ... ]
 En honorant la mémoire de sa bisaïeule, Christelle Anjou rend également hommage à tous ces Bas-Normands – et ils furent nombreux – qui n’hésitèrent pas, au péril de leur liberté et de leur vie, à apporter leur aide, au cours de la nuit du 5 au 6 juin 1944 et dans les jours suivants, aux nombreux parachutistes britanniques ou américains égarés à la suite d’erreurs de largage.

                                                                         Jean Quellien

                                                                  Professeur émérite d’histoire contemporaine - 
                                                                                           Université de Caen Basse-Normandie



* chèque à l'ordre de l'Association Les tas de mots - 27 rue de la Fosse-Frandemiche - 14330 Le Molay Littry

Il est également possible de se le procurer en allant directement sur le site Au bout de ma plume de notre auteure que voici, ici, tout sourire ! :








mardi 13 mai 2014

Leurre du temps






         176 pages - 22 euros (+ 3 euros de frais de port)*




Giacomo Gameleone, qui fut propriétaire à Palerme d'un théâtre de marionnettes - les puppi - a en sa possession un précieux document : la chronique inachevée de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur des Allemagnes, roi de Sicile, de Rome et de Jerusalem. Depuis son exil à Djémila en Algérie, Giacomo écrit au général Garibaldi, auprès duquel il combattit autrefois.
Un matin, alors que je gravissais les pentes du mont Etna, je remarquai la méchante cabane d'un ermite... Je le saluai d'un signe de tête... il me répondit d'un geste de la main. Je m'arrêtai alors. Et nous nous contemplâmes ainsi quelques instants dans le silence du vent. Puis il se dirigea vers moi et quand il fut tout proche, il me dit :
"... Ce que tu cherches est dans ma demeure... Suis moi."
Emboîtant le pas de Giacomo, le lecteur est alors happé par un voyage dans le temps, une quête obsessionnelle, où se croisent les figures du général Garibaldi, de Constance, mais était-ce bien elle ? Celle du vieil Adji, celui qui vit enfermé dans sa bibliothèque du Lycée de Sétif, un sacré bonhomme, et qui en sait des choses ; celle de Ramani, petit-fils d'Adji ; celle du grand-père normand, collecteur de livres, où il puise ses convictions de républicain de la laïque... et d'autres.
Tous passeurs de ponts sur les traces du grand empereur méconnu. Tous venant à la rescousse du narrateur pour l'aider à porter témoignage.
Les lieux se croisent, de la Normandie au Maghreb, à la Sicile..., de Hauteville ou Alençon à Sétif, Palerme, Tunis, Trapani..., de l'antique Cuicul à l'actuelle Djémila, par-delà l'espace et le temps. Occident et Orient confrontés, avec leurs religions, leurs rites , leurs us, leurs consciences, leurs humanistes et leurs bonimenteurs.
La question de Constance : "Dov'è Frederico" "Où est Frédéric ?" ressassée, lancinante comme une antienne en appelle d'autres : "Qui es-tu narrateur ? N'es-tu pas un peu ce Frédéric que tu cherches avec frénésie, ce prince de clairvoyance, capable de dépasser l'horreur des temps, aux ancêtres maternels issus de cette terre normande qui est aussi la terre de tes ancêtres. Il n'y a pas de hasard. Et cette quête, cette Odyssée, cette mythologie que tu portes en toi, n'est-elle pas une tentative d'appréhender la réalité douloureuse, afin de la civiliser et de faire surgir les rêves (tes rêves ?) intimes de paix et d'ouverture.
Mais tu ne sais répondre que par d'autres questionnements : ... Où sont les fils, la trame, la toile de nos vies multiples, incandescentes, immorales, ratées ? Où est le sens ? Tu m'as blousé Adji, toi, et entant que maître en clandestinité, passeur de valises historiques, et je ne t'en veux pas si tu avances masqué, parfois.




                                                                                     Chantal Godé-Victor






* chèque à l'ordre de l'Association Les tas de mots - 27, rue de la Fosse-Frandemiche - 14330 Le Molay-Littry








mardi 29 avril 2014

Festival Passage de témoins n°5



Les Tas de mots seront au rendez-vous de la 5ème édition de Passages de Témoins

Y seront proposées 2 nouvelles parutions :


- L'ouvrage collectif  "Elles écrivent... Elles vivent ici en Normandie" qui fera l'objet d'une présentation lors d'un café littéraire (samedi 17 mai, 13h30, Auditorium des Beaux-arts)


- Le roman d'Alain Leylavergne "Leurre du temps"




A découvrir ou redécouvir également les ouvrages de Carlos Tronco "Les orangers fleurissent en hiver" (poèmes), de Didier Malhaire "Le Roi du lard" (roman - prix littéraire des lycéens de la ville de Caen 2014) ou bien encore de David Lemaresquier et Morgan Riet "Quelque chose" (photos et poèmes)






Appel à mots

Appel à participation

pour le n°16 des Tas de mots

jusqu'au 7 juin.


Envoyez-nous vos textes (3 poèmes maxi ou 1 nouvelle),
au format .doc de préférence ( et sur un même fichier),
à l'adresse suivante :

morganriet@live.fr


La revue sortira courant juillet.

vendredi 25 avril 2014

Du lu ailleurs VIII

L'autre, par ordre d'apparition

Le médecin
La sage-femme
Maman
Papa
Ma soeur
Mon frère
La famille
Le chat
Le chien
Les voisins
Le meilleur copain
L'instituteur
La première copine
Les professeurs
L'adjudant-chef
L'inspecteur du permis de conduire
La fiancée
L'agent immobilier
Ma femme
Les poètes
L'employeur
Les collègues
Une maîtresse
Un voyou
Les copains du square
Le directeur de la Maison de retraite
Le médecin

                                          Michel Monnereau - revue Comme en poésie n°57



L'eau qui coule entre
une rive et un rêve
est celle d'un fleuve si vaste
qu'on y croit nager
soutenu par l'immensité de la vie,
par l'accord du visible et de l'invisible.
Et qu'on voudrait s'y noyer
avant que le rêve devienne rive.

                                       Jean-François Mathé - revue Spered Gouez n°19



Tu recommences ton vieux poème
toujours le même       tu le reprends
tu le retournes comme une chemise
pour en ausculter les coutures
- vieilles citations un peu usées
de tes auteurs préférés. A la fin on dirait
une publicité de marabout tendue à la sauvette
à la sortie d'une bouche de métro. Avec sa langue
maladroite, ses promesses de bonheur, l'inéluctable
"retour rapide et inconditionnel de l'être aimé".

Tu biffes un mot, le réécris - on entend
les ouvriers s'interpeller d'un toit à l'autre
dans un crissement de scie à métaux :
" Heigh my hearts, cheerly, cheerly my hearts !"

puis tu en fais une cocotte en papier
dont tu attends longtemps l'envol vers eux
par la fenêtre ouverte.

                                   Paul Guillon - revue Arpa n°96




vendredi 18 avril 2014

Elles écrivent... Elles vivent ici en Normandie





Editions «Les tas de mots », 27 rue de la fosse Frandemiche, 14330 Le Molay-Littry
Tel 06 88 93 96 33




mardi 15 avril 2014

A propos de quelques mauteurs du n°15

Jean-Marie Alfroy


Né en 1942 dans le Berry, mais a longtemps vécu en Haute-Provence. Enseignant dans le secondaire. Essayiste (thèse sur André Pieyre de Mandiargues), romancier (3 romans dont 2 publiés chez Gallimard), poète à la fois précoce (vers les 20 ans) et tardif (ne publie dans les revues que depuis 2011). Fait partie de l'équipe des Cahiers de la rue Ventura depuis 2008 : d'abord chroniqueur, puis membre du comité ; rédacteur en chef depuis janvier 2014.

Guy Allix


Né en 1953 à Douai (Nord). Vit en Normandie depuis 1975. Poète et critique littéraire. Auteur de nombreux recueils de poésie aux éditions Rougerie, au Nouvel Athanor et aux éditions sauvages.

Prix Théophile Gautier de l’Académie française.
Membre du groupe Glenn-mor, récital poésie et musique avec le pianiste Olivier Mélisse.
A paraître : le Petit peintre et la vague, illustré par Martien Delerm, éditions coop-breizh, juin 2014.
Poèmes pour Robinson, Soc et foc, 2015
Le sang le soir, Le nouvel Athanor, 2015
Le Mécréant, livre d’artiste avec J.G. Gwezenneg, Atelier de Groutel, 2014

Derniers livres parus :

Maman, j’ai oublié le titre de notre histoire (récits autobiographiques), Librairie Galerie Racine, 2008
Guy Allix, choix de textes et présentation par Jean-Luc Maxence, Le Nouvel Athanor, 2008.
Oser l’amour, Atelier de Groutel, 2007.
Le poème est mon seul courage, Le Nouvel Athanor, 2004.
Le Nord, Atelier de Groutel, 2010.
Oser l’amour (autres extraits), Atelier de Groutel, 2010.
Survivre et mourir, éditions Rougerie, 2011,
Correspondances, avec Marie-Josée Christien, éditions Sauvages, collection dialogue, 2011.


Site : http://guyallixpoesie.canalblog.com


Dan Bouchery


Née à Lille, sous les bombes, elle vit depuis 2006 à Beaumont-en-Auge (14) où elle a ouvert son atelier de peinture. Toutes ses œuvres sont une introspection. Les formes et les couleurs sont une projection de son esprit.
Elle a collaboré au magazine pédagogique L’Éducation enfantine (éd. Nathan) et au journal culturel Délirium (Lille).

En mars 2007, à la demande de l’APEI de la région dieppoise, elle élabore un chemin des poètes près de Dieppe, avec la collaboration de la Maison de la Poésie de Haute-Normandie.

Elle anime des ateliers et des rencontres autour de la poésie.

Elle a publié en anthologies (Seghers, Maison de la Poésie Rhône-Alpes, Printemps de Durcet...) et les recueils :
L’Amour Bourre-Joie, Moue de Veau n°1074, éditions S.U.E.L., Isbergues (62), 1998
Chatouilles, l’épi de seigle, Lille, 2001
L’Alphabet en cortège, 1997, réédition l’épi de seigle, Lille, 2003, avec des dessins de l’auteure ; certaines lettres ont été reprises dans l’Alphabet des poètes, Rue du Monde, 2005 et dans Facettes, CE1, Hatier cycle 2, 2008
Syntonies, l’épi de seigle, Lille, 2005
C’est ça la ville, éd. Corps Puce, Amiens, 2007
Syntonies 2, l’épi de seigle, Beaumont-en-Auge, 2008
Sont-elles bêtes ? 24 photos + textes poétiques, exposition et rencontres
En piste les poètes, La Renarde Rouge, avec des collages de l’auteure, 2009
L'histoire de ma grand-mère, dessins de l'auteure, éd Gros Textes, 2009
Christ aux pieds nus, installations sur calvaires et photos de l'auteure, éd La Pointe Sarène, hiver 2012
Son jardin bleu, réflexion sur l'Art Brut, éd Touch'd'Auge, 2012
La vie des couleurs, à l'usage des maternelles, éd Touch'd'Auge, 2013

Site : http://www.danbouchery.tk/


Gabrielle Burel


Née en 1957 à Morlaix dans le Finistère, vit à Nantes.

Fascinée par la mer et les Monts d'Arrée. "Raconteuse", aime jouer avec les mots, leur insuffler un rythme, traduire des moments de société, surprendre le lecteur avec des histoires amusantes ou prises sur le vif, faire passer l'émotion d'un instant de vie ou d'un paysage, en quelques termes choisis.


Miguel Coelho

se présente :

" Né en 1973, je vis à Gap, dans les Hautes Alpes, où j'enseigne la philosophie depuis cinq ans. J'ai une triple activité de philosophe, pianiste improvisateur et poète. La poésie a pris le pas depuis une dizaine d'années seulement, mais c'est avec passion que je lis les poètes les plus contemporains : Carole Carcillo-Mesrobian, Rodrigue Lavallé, Francis Etienne Sicard, Marie-Josée Desvignes, Vincent Motard-Avargues, Gaël Pietquin, Esther Tellermann, Laurent Albarracin, Guy Viarre, Jacques Roubaud, etc. "


Henri Cachau 


Né en 1945, Villeneuve-sur-lot. Peintre, sculpteur, nouvelliste et poète... A participé à diverses expositions nationales et internationales ; a donné des ateliers et a mis en place des expositions ; a publié un recueil de nouvelles, 'le quotidien des choses', organise des soirées de poésies et des spectacles, publie dans diverses revues, papier et net. 
Pour plus d'infos, vous pouvez visiter son site  : http://www.henri-cachau.fr


Frédéric Dechaux



Né le 1er mars 1968 à Barentin (Seine-Maritime).
Fonctionnaire, il vit à Troyes, dans l’Aube.
Il écrit depuis l’âge de 20 ans, mais il n’a vu ses premiers textes publiés (dans les revues Vocatif , Traction-Brabant et L’autobus) qu’à partir de septembre 2013.


Alhama Garcia


est né en Espagne en 1944. Il étudie à la Sorbonne, à l’Ecole des Langues Orientales et à l’Idhec. A son retour de Coopération, il publie aux Lettres Françaises en 1971 et 1972, puis dans la revue Action Poétique, jusqu’en 1975. Il publie en 1973 un recueil de poésie « La saison des cendres », dans la collection La Petite Sirène, aux Editeurs Français Réunis. 
Il s’installe dans le Midi de la France en 1975, où il réside depuis.
En 1998, il obtient un DEA à l’Université d’Aix Marseille. Nommé en 2000 professeur d’Histoire et de Géographie. Il reprend l’écriture poétique et commence en 2006 l’apprentissage du japonais, dont il sera avec bonheur un éternel débutant. A partir de 2012, il participe à la Revue du Tanka Francophone par des articles théoriques et à divers sites et forums de tanka et de haïku. Il anime sur FB le groupe  d’écriture du tanka KAJINS-KAJINES.
Le recueil bilingue de tanka, TELLURIES, paraît en juin 2013 aux Editions du Tanka Francophone (Québec). Il écrit en français, parfois en anglais, et publie dans diverses revues : l’Autobus, la Revue du Tanka Francophone, la Cause Littéraire, Le Capital des mots, The Bamboo Hut 1&2 (U.K., 2013), Anthologie du haïku et du tanka (Bucarest, Roumanie, 2013), Comme en Poésie, 2013. En 2014, il publie dans Atlas Poetica (E.-U.), Amours, (anthologie de haïku), éd. Unicité, Encres Vives, Recours au Poème.
Il utilise principalement deux formes, mais sans exclusive, et de plus en plus librement : le poème court à forte contrainte ou la strophe ample et lyrique.

Dominique Gaubert


Natif des Deux-Sèvres, résident des Yvelines, a publié les recueils Thraces, Lymphéa et IF (le chant du fossoyeur) aux Editions Encres Vives (Encres Blanches) et disséminé quelques textes poétiques choisis dans les revues Mots à Maux, Le Capital des Mots, 7 à dire, Les Adex, N4728, Comme en poésie , Traction-Brabant, Neiges, Xero, Bleu d’encre, L’Autobus, Libelle, Lettrae Vox et dans les anthologies 2010, 2011 et 2012 éditées par Les Dossiers d’Aquitaine.



Son site : http://dom.gaubert.free.fr


Rodolphe Houllé


se présente :

"J'écris depuis une vingtaine d'années, essentiellement de la poésie. J'ai été publié dans les revues Poésie 1, Lieu(x) d'être, Arpa, Poésie sur Seine, La Barque, Le journal des poètes, Ecrit(s) du Nord et Verso."



Jean-Michel Robert


Est né à Saint-Cloud en 1956.
Il a publié : Corps composé (éd. Le Pont de l'épée, 1982), Une taupe ne fait pas le printemps ( même éditeur, 1984), Faire un tour (éd. La Bartavelle, 1988), Les jupes noires éclaboussent (même éditeur, 1990), Un poil dans l'âme (éd. La Table rase, 1989), Le château à roulettes (éd.La Bartavelle, 1995), Je ne serai jamais vieux (éd. Méréal, 1998), Alice, Eugène, Glissades (éd. La Bartavelle, 1999), J'ai bu la promenade (Polder, 2002), Le démineur distrait (Polder, 2006), La meilleur cachette c'était nous, anthologie (éd. Gros Textes, 2012).





mercredi 2 avril 2014

Tas de mots n°15

Du vert, des vers, des tas ! pour le printemps !



        Photographie de Nouskarabelle : "éclats printaniers en forêt de Cerisy"



Edito



                                         La poésie et le papier

La poésie nous fait entrer dans un univers de beauté. Le papier en fait partie. Sa trame, sa couleur, son odeur, son toucher, son épaisseur, nous emmènent dans une aventure où le papier est le bateau et la poésie, la passagère.
La poésie prend son temps comme le papier. Celui-ci  fête son anniversaire de 2200 ans. A la fois solide et fragile, ce support nous relie à la nature dont il vient.
La page de papier, comme le livre, est un support matériel. On peut le toucher, le caresser. C’est une présence. Même lorsqu’il est fermé, le livre est comme un ami qui veille sur vous, garde une pensée, une histoire, des émotions… C’est un compagnon qui rassure.
Aujourd’hui, il est question de journaux, de livres numériques qui sont consultables  sur les tablettes et les Smartphones.
Oui, c’est un fait.
Il n’en demeure pas moins que la poésie, ça se déguste, ça prend son temps, ça aime encore, toujours, son papier : elle doit résister à cette course à gagner du temps !

Il y a en filigrane un combat à mener contre un avenir artificiel et virtuel, pour sauvegarder la vie réelle et le temps de vivre.


                                                       Henri Ouvrard, le 16/02/14

lundi 24 mars 2014

Le Roi du lard récompensé !

 Les Tas de mots sont fiers de vous annoncer que le Prix littéraire des lycéens de la ville de Caen a été attribué, cette année, au roman de notre ami Didier Malhaire, Le Roi du Lard !


294 p - 20 euros 

 

Ouvrage à commander** aux Editions Les tas de mots - 27, rue de la Fosse-Frandemiche - 14430 Le Molay-Littry - Tél 06 88 93 96 33 - Courriel : alain.leylavergne@gmail.com


**chèque à l'ordre de l'association Les tas de mots