mercredi 2 avril 2014

Tas de mots n°15

Du vert, des vers, des tas ! pour le printemps !



        Photographie de Nouskarabelle : "éclats printaniers en forêt de Cerisy"



Edito



                                         La poésie et le papier

La poésie nous fait entrer dans un univers de beauté. Le papier en fait partie. Sa trame, sa couleur, son odeur, son toucher, son épaisseur, nous emmènent dans une aventure où le papier est le bateau et la poésie, la passagère.
La poésie prend son temps comme le papier. Celui-ci  fête son anniversaire de 2200 ans. A la fois solide et fragile, ce support nous relie à la nature dont il vient.
La page de papier, comme le livre, est un support matériel. On peut le toucher, le caresser. C’est une présence. Même lorsqu’il est fermé, le livre est comme un ami qui veille sur vous, garde une pensée, une histoire, des émotions… C’est un compagnon qui rassure.
Aujourd’hui, il est question de journaux, de livres numériques qui sont consultables  sur les tablettes et les Smartphones.
Oui, c’est un fait.
Il n’en demeure pas moins que la poésie, ça se déguste, ça prend son temps, ça aime encore, toujours, son papier : elle doit résister à cette course à gagner du temps !

Il y a en filigrane un combat à mener contre un avenir artificiel et virtuel, pour sauvegarder la vie réelle et le temps de vivre.


                                                       Henri Ouvrard, le 16/02/14